bavures policières et dérives sécuritaires

Autres genres musicaux, société, culture, loisirs, bons plans et un peu tout le reste.

bavures policières et dérives sécuritaires

Message par antifascista le 13 Mars 2008, 11:35

Je propose un topic pour recenser toutes les mesures sécuritaires qui vont (ou qui ont déjà) avoir des incidences sur notre quotidien : vidéo-surveillance, lois liberticides, fichage, adn, etc...

Et de recenser aussi les violences policières, les bavures, etc...

En espérant que ça intéresse des gens !
STRICTLY ANTIFASCIST
Avatar de l’utilisateur
antifascista
Gold Rider
 
Message(s) : 425
Inscription : 12 Fév 2008, 17:37

bavures policières et dérives sécuritaires

Publicité

Publicité
 

Message par Kicket le 13 Mars 2008, 12:34

respect obligatoire de la vie privée également, tant qu'à faire... :wink:
Avatar de l’utilisateur
Kicket
Ultimate Rider (Admin)
 
Message(s) : 9127
Inscription : 24 Déc 2005, 17:53
Localisation : Courbish

Message par Marcad le 13 Mars 2008, 13:03

sujets difficiles sachant que citer des noms sans l'accord des familles ou des personnes concernées, est une violation de la vie privée,

et si il y a pas de noms, juste des faits, on peut tomber dans l'excès inverse des rumeurs, et pires des légendes urbaines...

Pourtant c'est un sujet très intéressants, que je vais suivre...

Et bien je vais lancer la polémique, même si ce n'est pas vraiment en rapport avec la sécurité, mais je trouve que ça se rapproche à la "surveillance":
comme certains doivent le savoir, la RATP, va stopper les cartes mensuelles dites cartes oranges, pour ne laisser place au passe navigo.

Avec ce passe, il est facile de contrôler les trajets de chaque individu qui en sont munis. On s'inscrit de plus en plus dans le BIG BROTHER LAND de 1984. Que pensez vous de ce système?
RIP Mokhtar , RIP Pierre
Avatar de l’utilisateur
Marcad
Gold Rider
 
Message(s) : 424
Inscription : 25 Jan 2008, 16:43
Localisation : ?&@*#¨

Message par antifascista le 13 Mars 2008, 14:07

Vous allez voir, il ne s'agit pas de donner ce type d'infos, mais surtout de récupérer des articles de presse, par la suite aussi donner des adresses de sites spécialisés.

Premier post :


APPEL
Un policier condamné à 2 ans avec sursis pour violences racistes
NOUVELOBS.COM | 04.03.2008 | 16:48

Lors du contrôle d'identité d'un journaliste camerounais en juillet 2006, le policier lui avait donné des coups de poing, de pied, l'avait étranglé et traité de "sale négro".


La Cour d'appel de Versailles a condamné le policier Christophe Choquet à 2 ans de prison avec sursis et à une interdiction professionnelle définitive pour violences et insultes racistes à l'encontre d'Yves Tchuisse, reporter au journal camerounais "La missive", a-t-on appris mardi 4 mars auprès de l'avocat de la victime.
Âgé de 29 ans, le policier avait été condamné en première instance à 18 mois de prison avec sursis pour "violences par agent de la force publique" et "injures publiques envers un particulier en raison de sa race".

"Sale négro"

Absent et non représenté à l'audience, Christophe Choquet s'était désisté de son appel, selon Me Jean-François Delmas, avocat de la victime. Mais sa demande n'avait pas été reçue par la Cour.
Dix-huit mois de prison dont 12 avec sursis avaient été requis par l'avocat général.
Dans la nuit du 19 au 20 juillet 2006, lors d'un contrôle d'identité, le journaliste camerounais Yves Tchuisse avait subi des coups de poing, de pied et un étranglement jusqu'à la perte de connaissance puis s'était fait traiter de "sale négro" par le policier.

Menaces de mort

Ce dernier avait été condamné précédemment à une peine supplémentaire de neuf mois de prison avec sursis pour avoir menacé de mort ce même journaliste le jour du jugement de première instance dans l'enceinte du tribunal de Nanterre.
La concubine du policier, Katia Le Gallic, avait également été condamnée à une peine de trois mois avec sursis, pour injure à caractère racial envers le journaliste Yves Tchuisse.
STRICTLY ANTIFASCIST
Avatar de l’utilisateur
antifascista
Gold Rider
 
Message(s) : 425
Inscription : 12 Fév 2008, 17:37

Message par antifascista le 13 Mars 2008, 14:08

Dans le même style, les pratiques de nos chers amis schmiit par rapport aux sans-papiers :


Goutte d’or : violences policières et arrestations arbitraires dans le 18ème arrondissement de Paris. Mardi 3 mars 2008, un peu avant 22 heures, je sors du restaurant l’Olympic Café alerté par d’autres clients du lieu de l’arrivée de nombreux véhicules de police qui stationnent rue Léon, en face du restaurant. Je pense d’abord à un accident. M’approchant de l’attroupement, je constate qu’il s’agit d’une opération de Police
.

De nombreux jeunes sont menottés, les bras dans le dos, debout face aux mûrs de la rue Léon (au niveau des cafés-restaurants Le Panama et Les Trois frères ) et du début de la rue Panama, attenante. Je m’écarte alors un peu de la foule et j’observe la scène, à distance. J’allume une cigarette. Je vois ce que je pense être un journaliste [1] prendre de nombreuses photos, à proximité des policiers. Je sors alors de ma poche mon appareil photo numérique et je décide de prendre quelques clichés de la scène...

Une arrestation musclée

Un individu s’approche alors de moi. Il marche vite, semble irrité. Lorsqu’il arrive à mon niveau, il essaie de se saisir de mon appareil photo en me disant agressivement « donne-moi ça ». Je recule d’un mètre en lui disant : « vous pourriez me parler autrement ». Je me rends alors compte qu’il s’agit d’un agent des forces de l’ordre. Il a un talkie-walkie à la main.

J’ai à peine le temps de finir ma phrase que je me trouve plaqué sur la grille du magasin, à plus d’un mètre cinquante derrière moi (au niveau du 2 de la rue Panama). Une vraie charge de joueur de rugby. La personne qui m’empoigne brutalement est donc un policier, bien qu’il ne l’ait jusque-là pas signalé et qu’il ne porte aucun signe qui aurait pu le laisser penser, comme peut en témoigner la dernière photo que j’ai prise. Il semble très excité, énervé, a les joues très rouges. Sans doute est-ce dû au froid... Il essaie de nouveau de m’arracher l’appareil photo, tout en continuant à me plaquer brutalement contre la grille métallique du magasin et à me crier dessus de façon très grossière. Son coude appuie très douloureusement sur mes côtes, côté droit.

Je ne fait rien pour me dégager. J’essaie de le calmer. Je lui parle, lui disant que je ne fais rien de mal, qu’il ne doit pas s’énerver ainsi après moi, passer ainsi ses nerfs sur moi. Un policier en tenue s’approche alors de moi, sur ma droite, suivi d’autres de ses collègues. J’essaie de lui donner mon appareil photo, tendant mon bras sur ma droite, pour qu’il s’en saisisse. « Je vous le donne, Monsieur, prenez-le », lui dis-je alors. « Je vous le donne à vous, votre collègue va le casser, j’en suis sûr, il est trop énervé ». J’essaie comme je peux de lui tendre l’appareil, alors que je suis toujours brutalement plaqué dos au mur.

La pression sur ma poitrine va s’amplifiant. C’est extrêmement douloureux. « Tenez, prenez-le » répétè-je. L’autre policier, tout en continuant de m’écraser contre la grille métallique, m’empêche de donner l’appareil à son collègue, retenant mon bras. Il tente une nouvelle fois de s’en saisir. D’autres policiers commencent alors à m’agripper et je me retrouve soudain brutalement projeté au sol, entre le trottoir et la rue, dans le caniveau. Des policiers ont leurs genoux sur mon dos. Des menottes me sont passées. Le policier auquel je tendais mon appareil photo arrive finalement à s’en saisir. Ils me redressent et me dirigent vers la fourgonnette dans laquelle je suis poussé sans ménagement.

La scène s’est passée très vite, j’ai à peine eu le temps de réagir et de comprendre ce qui m’arrivait. À aucun moment il ne m’a été demandé de m’identifier. J’ai été la victime passive de la brutalité d’un policier qui semblait être dans un état second, extrêmement énervé, plus du tout maître de lui alors que rien dans mon comportement ne pouvait justifier cette arrestation musclée, rien ne pouvait l’inciter à me rudoyer de la sorte ni à s’acharner aussi sauvagement contre moi.

De nombreux témoins pourront confirmer les faits que je viens de vous décrire.

Je tiens ici à vous faire part de la suite des événements.

La fourgonnette

Une fois dans la fourgonnette, je me retrouve seul avec une jeune femme, en tenue de police. Elle me fouille, me vide les poches, palpe mon pantalon, de la taille jusqu’aux chaussures, passe ses mains sous ma veste, en fouille les poches et me demande si j’ai de la drogue sur moi. Je réponds par la négative. Elle me demande si je me drogue. Je réponds également par la négative. J’essaie de m’expliquer : je lui dis que je sors tout juste du restaurant d’en face, qu’on vient de me battre sans raisons, parce que j’ai pris une photo. Je lui dis que je pensais avoir le droit de prendre des images dans un espace public et que si ce n’est pas le cas, il y a des façons moins barbares de le faire savoir. Je proteste, indigné par ce qui vient de se passer : « Vous n’avez pas le droit de brutaliser ainsi, sans raison, vos concitoyens ». Lorsque je dis à cette femme policier que je viens de me faire tabasser gratuitement par l’un de ses collègues et que c’est inacceptable, je me vois rétorqué un : « allons, allons, on voit bien que vous ne vous êtes jamais fait tabasser ». En effet, jusqu’à ce jour... Et loin de moi l’idée, un quart d’heure auparavant, de me voir être tabassé par des représentants de l’Etat...

J’entends alors à l’extérieur un policier crier : « on embarque tous ceux qui prennent des photos ».

Quelques secondes après ma fouille, une autre personne est poussée dans le fourgon. J’apprendrais par la suite qu’il se prénomme Pierre, et que lui aussi prenait des photos. La jeune policière demande alors à son collègue, le jeune homme qui vient tout juste d’amener cette seconde victime, de procéder sur ce nouvel arrivant à la fouille. Elle descend alors du véhicule pour y remonter quelques secondes plus tard. Elle me demande mes papiers. Je lui tends tant bien que mal mon portefeuille, ayant les deux mains menottées dans le dos. Les menottes sont extrêmement serrées, elles me laisseront d’ailleurs des cicatrices que j’ai prises en photo.

D’autres personnes (huit au total, si mes souvenirs sont bons, mais j’avoue ne pas avoir compté) sont conduites au véhicule. À l’extérieur, les personnes avec lesquelles j’avais prévu de dîner s’inquiètent de mon sort. L’une d’elle essaie, sans succès, de me tendre mon bonnet, perdu alors que je me faisais rudoyer. Je réalise alors seulement que j’ai de nombreuses blessures, mon pantalon est déchiré, du sang le tâche au niveau des genoux. J’ai très mal aux côtes, côté droit.

Je réitère à l’endroit de la policière ma demande d’explications sur la brutalité et la cause de mon arrestation. Elle ne m’entend pas. La seconde personne a avoir été conduite dans la fourgon, Pierre donc, me conseille sagement de ne pas insister, de rester calme... Pas facile, dans cette situation et après ce qui vient de m’arriver, mais j’écoute son conseil.

Le camion démarre. Quand un ami essaie de m’apostropher, me demandant si je veux faire prévenir quelqu’un, les policiers assis à côté du conducteur le traitent de « sale gauchiste ». Cette insulte sera plusieurs fois prononcée à l’intention des spectateurs indignés par la scène à laquelle ils ont assisté ainsi que tout le long du trajet jusqu’au commissariat du 18 eme arrondissement, à quelques centaines de mètres de là.

L’arrivée au commissariat Nous sommes tous assez rudement descendus du fourgon et conduits dans une salle. On nous demande de nous asseoir sur un banc. Deux d’entre nous, dont je suis, restent debout.

Un jeune homme, assis sur le banc et menotté dans le dos, se voit donner deux coups par ce qui semble être une grosse lampe torche sur la poitrine. Un policier aurait découvert dans le fourgon un morceau de résine de cannabis, qu’il nous exhibe fièrement. « Qui a laissé ça dans le fourgon ? », demande ce policier en uniforme. Il redonne un coup de lampe sur la poitrine du jeune homme [2]. « C’est toi, hein ? ». « De toute façon, si personne ne se dénonce, ce sera toi ! ». Le jeune essaie d’expliquer qu’il n’a rien à voir avec ça, sans succès, le policier répétant : « de toute façon, si personne ne se dénonce, ce sera toi ». Les policiers nous séparent alors en deux groupes : je reste avec Pierre. Je n’ai plus revu les autres personnes arrêtées.

Je discute un peu avec Pierre, très gentil et très calme, puis on nous interdit de parler. Quelques minutes passent puis je suis conduit par le même policier qui m’a brutalisé quelques dizaines de minutes plus tôt au troisième étage. Il me dit qu’il va enregistrer ma déposition. Dans l’escalier, je lui dis qu’il serait judicieux que ce ne soit pas lui qui m’interroge, dans la mesure où il vient juste de me malmener... Je me vois répondre un « c’est comme ça » définitif.

Un début d’interrogatoire Je m’assieds à l’invitation du policier dans un petit bureau : une table, un ordinateur sur lequel, en guise de fond d’écran, défilent des images de femmes en lingerie fine, un mini réfrigérateur décoré d’une publicité pour une marque de bière, une armoire et un porte manteau sur lequel se trouve plusieurs vestes. On peut aussi voir une page du Parisien affichée sur le mûr, représentant en photo « l’équipe Fillon » (Juppé est barré) ainsi qu’un poster avec des photos de membres de l’ETA, signalés comme « dangereux et potentiellement armés ».

« Nom, prénom, profession. »

« Bruno G., éditeur et journaliste. »

Le policier me regarde, perplexe. Il ne s’attendait peut-être pas à cette réponse lorsqu’il a fait asseoir le grand métis à la tête parée de dread-locks que je suis dans son bureau. Il réfléchit quelques secondes, puis me demande de me relever et m’invite à redescendre. Étant donné que je boite, séquelles de la brutalité de mon arrestation, je demande cette fois à prendre l’ascenseur, ce qui m’est accordé. Je redescends avec lui et me rassieds sur le banc, dans la salle où j’ai été conduit en arrivant. Quelques policiers s’étonnent de me voir boiter. Mon pantalon est taché de sang, au niveau des genoux.

Une bonne demi-heure se passe avant que je ne sois invité à remonter pour ma déposition. Je réitère ma demande d’être interrogé par un autre policier, ce qui m’est une nouvelle fois refusé. L’interrogatoire a donc cette fois bien lieu.

Le policier me demande tout d’abord (et pour la troisième fois) mes papiers d’identité (après m’avoir été demandé dans le fourgon, ils m’avaient de nouveau été demandés à mon arrivée au commissariat). S’ensuit « l’interrogatoire ». Nationalité, profession, niveau d’étude ...

avez-vous un permis de port d’arme ?, un permis de chasse ou de pêche ?, êtes-vous connu des services de police... Aux trois dernières questions ma réponse est négative.

Vous vous rendez compte que vous avez été arrêté parce que vous avez refusé de vous identifier ?

à aucun moment vous ne m’avez demandé de m’identifier dans la rue, et j’ai fourni une preuve de mon identité dans le fourgon dès qu’elle m’a été demandée, répond-je, sans hésitation.

Commence alors un vrai bras de fer entre moi et le policier pour qu’il note mes déclarations. Chaque fois que je veux lui faire écrire quelque chose, il répond « ça ne s’est pas passé comme ça ». Je dois insister pour chaque mot, chaque virgule. Je ne cesse de répéter « mais c’est ma déclaration ou la vôtre ? » Parfois il finit par écrire ce que je lui dis, d’autre fois, fatigué, déboussolé, douloureusement blessé aux côtes et aux genoux, je finis par céder et il écrit ce qu’il veut...

Il insiste tout particulièrement sur plusieurs points :

Il veut que je lui dise que, dans la rue, lorsqu’il est venu vers moi, je me suis tout de suite rendu compte qu’il était policier et que malgré tout je n’ai pas répondu à ses injonctions. Je lui affirme le contraire, me saisi de mon appareil photo, posé sur la table devant moi, et lui fait remarquer, en lui montrant la dernière photo que j’ai prise (où on le voit venir vers moi), qu’il n’avait sur lui aucun signe pouvant laisser penser qu’il s’agissait d’un policier, et qu’il ne s’est pas présenté comme tel en essayant de se saisir de mon appareil. Il me répond qu’il avait son brassard, ce que la photo dément.

Il me dit que plusieurs policiers sont venus vers moi lorsqu’il a essayé de se saisir de mon appareil photo. Je lui réponds par la négative et lui remontre la même photo, qui le prouve. Il était définitivement bien seul lorsqu’il s’est brutalement jeté sur moi.

Il veut que j’accepte de déclarer que j’ai refusé de remettre mon appareil photo. Je démens alors absolument, lui disant que j’ai tout fait pour le remettre à son collègue et que c’est lui qui m’en a empêché, avant de me projeter brutalement dans le caniveau de la rue Panama. Je lui dis à ce propos qu’il devrait avoir honte de brutaliser de la sorte une personne innocente de tout délit, qu’il devrait avoir honte de son comportement, que si la Police se voit, en démocratie, légitimement accorder le monopole de la violence physique, ce n’est pas pour brutaliser sans motifs les citoyens. Il ne répond pas.

Le recueil de mes déclarations va au final prendre plus d’une heure. Je n’ai absolument pas pu faire enregistrer tout ce que j’avais à dire. Ma version des faits a à chaque fois, systématiquement, été contestée. J’ai parfois réussi à lui faire écrire ce que je pensais du déroulement de mon arrestation arbitraire. Malheureusement, trop souvent, la pression et la fatigue aidant, ainsi que le fait que je n’avais pas mangé de la journée (j’avais eu une journée particulièrement chargée et je n’ai pu que passer commande au restaurant avant d’être brutalement arrêté), j’ai fini par céder et il a pu écrire sa propre interprétation du déroulement de cette arrestation « musclée ».

Revenant sur mon arrestation et me voyant hésitant, parfois imprécis, il finit par mettre en cause ma lucidité et mon degré d’alcoolémie. Je lui réponds que tout s’est passé très vite, qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour réaliser quoi que ce soit, je me suis retrouvé brutalement balancé sur la grille métallique d’un magasin, puis sauvagement plaqué au sol et promptement embarqué. Il insiste : vous étiez dans un bar [3], vous n’étiez pas très lucide... On va vous faire souffler" [menaçant].

mais volontiers. Vous pouvez même me faire une prise de sang, si vous voulez. Mais puis-je exiger que vous en subissiez une également ?

ici, c’est la Police qui exige, c’est pas vous. C’est clair !

...

Mon but n’est pas ici de diffamer ce policier aux pratiques d’un autre âge rappelant certains faits peu glorieux narrés notamment par Maurice Rajfus... Mais s’il s’est permis de faire peser sur moi le soupçon d’un enivrement ayant altéré mon jugement, accordez-moi que j’en fasse de même, le concernant.

Après plus d’une heure de « déposition », j’ai fini, laminé, exténué, par exiger qu’il note que j’avais été fouillé par une femme, ce que je crois être interdit par la loi. Il s’y est vivement opposé. J’ai dû insister. Il a finalement consenti à noter sur son ordinateur que j’avais été « palpé », je crois, bien que je ne me souvienne pas exactement du terme qu’il a choisi, par une femme.

Lorsqu’il m’a demandé si je voulais aller consulter un médecin pour qu’il puisse constater des nombreuses blessures qu’il m’avait infligées, j’ai décliné son offre. Ça faisait près de trois heures que j’étais, contre ma volonté et sans aucune raison, détenu dans ce commissariat et ma seule envie était bien évidemment d’en sortir. Je ne voulais aucunement terminer cette soirée par une interminable attente dans les services médicaux de l’Hôtel Dieu ou d’un quelconque autre hôpital. Tant pis pour toutes ces blessures, pour mes nombreuses ecchymoses. Et de toute façon, honnêtement, que pouvais-je attendre de cette consultation médicale ?

J’ai malgré ce que je considère comme des vices de forme flagrants, fini par signer la déposition. Il semblait satisfait. Je voulais rentrer chez moi...

••

Je voudrais, pour conclure ce court compte rendu, revenir sur des choses qui me semblent importantes et qui montrent à la fois l’inquiétante dérive des pratiques policières françaises d’aujourd’hui et la nécessité des mobilisations citoyennes indispensables pour contrecarrer l’arbitraire de l’Etat policier dans lequel on prétend nous enfermer, à l’heure où le Conseil Constitutionnel avalise les réformes Dati-Sarkozy - « peine de sûreté », démagogie populiste sur le « droit des victimes », mythe de la « tolérance zéro » (sauf pour le droit des affaires !) - et alors que l’on érige en modèle de « civilisation » une conception des plus réactionnaires et xénophobes de l’Etat (comme le montre notamment le « Ministère de la Honte » que dirige Hortefeux) :

• Pour revenir une dernière fois à mon cas, certes anecdotique et malheureusement trop banal : Ma compagne, enceinte de près de 5 mois, a été prévenue et s’est présentée au commissariat du 18eme vers 22h15, fort inquiète et ne comprenant pas les raisons de mon arrestation. Aucune explication ne lui a été donnée. Elle a demandé à attendre, assise et à l’intérieur du commissariat, ma sortie de cet arbitraire policier kafkaïen. On l’a méchamment éconduite, l’insultant même, lui demandant d’attendre, dehors, en pleine nuit et dans le froid, en toute connaissance de son état et malgré ses protestations légitimes.

Les rafles se multiplient dans notre pays. Arrêtons enfin d’avoir peur d’employer ce mot qui définit justement les opérations policières en œuvre aujourd’hui. Des commissions rogatoires sont fournies aux policiers par des juges d’instruction complaisants sous des motifs fallacieux pour permettre une véritable chasse aux « sans papiers » (l’exemple le plus mémorable reste la rafle du foyer AFTAM du XIIIe, le mois dernier).

Par ailleurs, et comme j’ai pu le constater à mes dépens, la brigade des stupéfiants est intervenu mardi soir, raflant brutalement de nombreux jeunes du quartier de la Goutte d’or pour finalement les relâcher au bout de quelques dizaines de minutes, faute d’éléments probants : rien ne justifie un tel déploiement policier et cette série d’arrestations et de vexations inutiles, privant des citoyens pendant un temps, aussi court soit-il, de leur liberté, pour répondre aux attentes d’une poignée d’électeurs tentés par les discours les plus nauséeux de la droite la plus abjecte.

Il n’est jamais inutile, et je vais le faire maintenant, de rappeler les violences policières dont sont victimes tous les jours les personnes enfermées dans des camps, aux périphéries de nos villes, alors qu’elles n’ont commis aucun délit ni crime, uniquement parce que l’Etat qui se prétend nous représenter, rechigne à leur fournir des titres de séjour et des papiers qui leur permettraient de vivre et de travailler dignement à nos côtés et bien souvent aux côtés de leurs conjoint(e)s, de leurs femmes, maris ou enfants français. Ceci d’autant plus que l’on sait, pour des raisons notamment démographiques, de nous sommes et seront de plus en plus amenés à solliciter la force de travail, la créativité et les capacités de nos sœurs et frères nés sous d’autres latitudes.

Enfin, je voudrais ici remercier tous les citoyens vigilants (ils étaient plus d’une cinquantaine) qui se sont mobilisés devant le commissariat du 18eme dans lequel Pierre, de nombreux jeunes du quartier et moi avons été injustement enfermés et qui nous ont fait entendre leur soutien alors que s’abattait sur nous l’injustice et l’arbitraire.

Aux cris de « libérez nos camarades ! », que nous entendions clairement remonter de la rue jusqu’aux fenêtres closes de cette forteresse absurde plantée en plein quartier populaire, ils nous ont fait savoir que, malgré tout, l’absurdité de la répression policière actuelle n’était pas une fatalité pour tous.

Malgré les nombreuses blessures qui m’ont été infligées par « les forces de l’ordre », malgré la pression constante à laquelle j’ai été soumis, plus de trois heures durant, à aucun moment je ne me suis senti seul face à l’arbitraire. Je tiens donc plus particulièrement à remercier les militants du 9eme Collectif, les militants des Verts du 18eme, également très réactifs, de LO, de la LCR, ainsi que tous les habitants du quartier et les autres personnes qui malgré le froid et l’heure tardive ont bruyamment fait part, devant le commissariat et plusieurs heures durant, de leur indignation devant ces pratiques policières et de leur soutien pour ceux qui en étaient, cette fois-ci, les victimes.



L’intervention policière pour ce que j’ai pu en apprendre Elle aurait été menée par la Brigade des stupéfiants, avec en renfort deux motards et les « ilotiers » du 18eme.

De nombreuses personnes, des jeunes du quartier ayant l’habitude de stationner en début de soirée au croisement de la rue Léon et de la rue de Panama ou fréquentant les bars et restaurant environnant, ont été arrêtées, sans que je n’ai pu en connaître le nombre exact. Dans le fourgon qui m’a emmené au commissariat du 18eme, huit personnes étaient présentes. Une personne aurait été retenue plus longtemps que les quatre heures de garde-à-vue autorisées pour un « simple contrôle d’identité ».

Les policiers ont gazé de nombreuses personnes qui se sont rassemblées pacifiquement pour observer le déroulement des arrestations : un enfant de 9 ans, présent sur les lieux avec son père, a échappé de justesse aux gaz lacrymogènes.

Branle-bas de combat chez poulagat ! Quelque temps après mon arrestation et mon arrivée dans le commissariat du 18eme, les policiers paniquent. Alors qu’ils parlent entre eux j’entends dire qu’ils auraient arrêté un élu... En fait, cette panique est consécutive à l’appel d’Olivier Reynal, des Verts du 18eme, à la préfecture. Au final aucun élu n’a été arrêté, malgré ce qu’ils ont cru.

L’AFP et une journaliste du Parisien ont été rapidement prévenus par des personnes du quartier. J’ai par la suite été contacté par la journaliste du Parisien qui m’a posé des questions, me disant qu’elle allait peut-être faire un article dans l’édition du jeudi 6 mars.

Bruno Gouteux

[1] J’ai revu ce « photographe » au commissariat après mon arrestation. Journaliste complaisant « embeded » chargé de fournir aux médias des images « choc » à quelques jours des élections ou simplement membre d’un éventuel « service presse » de la Police, je ne saurais dire...

[2] J., que j’ai rencontré le lendemain de mon arrestation en essayant de récolter des témoignages sur la brutalité de mon arrestation dans le quartier. Il m’a fait part de l’arbitraire policier qui règne dans l’arrondissement, sous couvert de « lutte contre la drogue », et qui expose au quotidien de nombreux jeunes du quartier de la Goutte d’Or à la multiplication des contrôles au faciès, au harcèlement policier, aux nombreuses rafles dont sont victimes les jeunes « qui travaillent et essaient de s’en sortir » . La rafle du 3 mars, dont on peut supposer qu’elle n’avait d’autre but que de mener une opération de com’ à la vieille des élections (la présence du « photographe » suscité en témoignant) n’aurait permis, malgré toutes les pressions exercées sur les personnes arrêtées, qu’à interpeller une personne. De nombreuses personnes se sont dites prêtes à témoigner de la brutalité de mon arrestation, qu’ils ont également pu juger complètement arbitraire. Je les en remercie. Un courrier a par ailleurs été envoyé à l’IGS signalant les graves dérives constatées lors de cette opération, notamment en ce qui concerne mon arrestation.

[3] Tous les mardis, à 19 heures, l’équipe du Quotidien des Sans-Papiers, dont je fais partie, anime une émission enregistrée à l’Olympic Café et diffusée en direct sur RueLeonTV. Nous y invitons à parler de l’actualité des sans-papiers les membres de collectifs, d’associations, et plus généralement tous ceux qui veulent prendre la parole sur la question des sans-papiers. Ce soir-là, pour la seconde fois consécutive, des membres du 9eme Collectif de sans-papiers revenaient sur la lutte des sans-papiers dans les camps de rétention de banlieues parisiennes (Vincennes et Mesnil-Amelot).

http://9emecollectif.net/
STRICTLY ANTIFASCIST
Avatar de l’utilisateur
antifascista
Gold Rider
 
Message(s) : 425
Inscription : 12 Fév 2008, 17:37

Message par antifascista le 13 Mars 2008, 14:19

Marcad

Et bien je vais lancer la polémique, même si ce n'est pas vraiment en rapport avec la sécurité, mais je trouve que ça se rapproche à la "surveillance":
comme certains doivent le savoir, la RATP, va stopper les cartes mensuelles dites cartes oranges, pour ne laisser place au passe navigo.

Avec ce passe, il est facile de contrôler les trajets de chaque individu qui en sont munis. On s'inscrit de plus en plus dans le BIG BROTHER LAND de 1984. Que pensez vous de ce système?


Dans le même genre y a déjà la carte bleue, la carte vitale, tout plein de choses qui nous fichent déjà....
STRICTLY ANTIFASCIST
Avatar de l’utilisateur
antifascista
Gold Rider
 
Message(s) : 425
Inscription : 12 Fév 2008, 17:37

Message par antifascista le 13 Mars 2008, 14:33

Un premier site :

atouteslesvictimes.samizdat.net
STRICTLY ANTIFASCIST
Avatar de l’utilisateur
antifascista
Gold Rider
 
Message(s) : 425
Inscription : 12 Fév 2008, 17:37

Message par Sharp_Neusk le 13 Mars 2008, 14:56

Et l'excellent :

http://quefaitlapolice.samizdat.net/

de (entre autres) Maurice Rajfus
Avatar de l’utilisateur
Sharp_Neusk
Gold Rider
 
Message(s) : 307
Inscription : 04 Déc 2006, 17:17

Message par Accetto le 13 Mars 2008, 15:58

antifascista a écrit:
Dans le même genre y a déjà la carte bleue, la carte vitale, tout plein de choses qui nous fichent déjà....


Look at the big picture. :wink:

Avant la Première Guerre Mondiale tu pouvais voyager dans toute l'Europe sans passeport. La carte d'identité est pensée pendant la guerre de 14-18, créée en France en 1921, rendue obligatoire par le régime de Vichy en octobre 1940. Les Anglais se sont toujours passés de carte d'identité, sauf entre 1939 et 1952, mais Blair l'a réintroduite il y a un an dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme".

Nous vivons pour une large part dans des systèmes où des mesures d'exception liées aux guerres mondiales ont été conservées, généralisées et perfectionnées, donc dans un état d'exception permanent, ce qui selon Agamben ( lecteur de Schmitt ) est une définition de la dictature.

( et ce n'est pas une question de régime politique : une démocratie moderne a infiniment plus de moyens concrets de coercition et de contrôle que les pires tyrannies des siècles précédents ).

( et plus grande est la densité de moyens de contrôle, plus grand le nombre de personnes incontrôlées : un "sans papier" est un homme "en cavale", c'est à dire que ce qui n'arrivait qu'à quelques dizaines de gros voyous chaque année - se mettre en cavale ( = l'exception ) devient le mode de vie normal ( = la norme ) de dizaines de millions de personnes sur la planète )
Avatar de l’utilisateur
Accetto
Silver Rider
 
Message(s) : 132
Inscription : 07 Fév 2008, 06:44

Message par luc le 13 Mars 2008, 19:57

antifascista a écrit:Dans le même genre y a déjà la carte bleue, la carte vitale, tout plein de choses qui nous fichent déjà....



sans compter facebook, myspace et autre sites où on peut se ficher soi-même :roll:
Avatar de l’utilisateur
luc
Tourist Rider
 
Message(s) : 5
Inscription : 13 Mars 2008, 19:47

Message par Margouille le 14 Mars 2008, 07:48

En parlant de ça j'ai lu l'excellent hors série de Charlie Hebdo sur "la Génétique expliquée à Sarkozy" et franchement ça fait froid dans le dos...
Une belle réponse à la tentative avortée (signé Hortefeux) de fichage génétique des immigrés et de fichage tout court.
http://www.dailymotion.com/relevance/se ... al-law_fun

“Comment des sauvages qui n'ont jamais développé aucun don pour l'art, possèderaient-ils un plus grand sens esthétique que des peuples qui ont écrit la musique durant des siècles ?"
(H.E. Kriebel, Afro-américain folksongs, 1914)
Avatar de l’utilisateur
Margouille
Gold Rider
 
Message(s) : 496
Inscription : 02 Déc 2007, 22:46
Localisation : Au fond de ton boule à gauche...

Message par lemonstre le 15 Mars 2008, 02:07

salut à tous
"LE BON PETIT SAVOIR VIVRE DANGEUREUSEMENT..."
j'ai récuperé ces petites mises en garde dans la pochette d'un vinyl de "kochise" (c'est d'l'anarcho punk un peu pourrave mais bon...)
le problème c'est que cet album à plus de dix ans alors surement les lois ont changé surtout avec notre tres cher president et son action en tant que ministre de l'intérieur...
mais jme dis que ça serait pas mal de tenir une liste comme ça à jour

en attendant je recopi la vieille

Ne pas oublier lors des manifs:
-une piece d'identité
-tes médocs
-une carte téléphonique
-un peu dfric
-ton numero de sécu
A oublier
-les petits couteaux,opinel et autres armes blanches de casse croute
-ton carnet d'adresse
-les drogues diverses(reconnues comme telles par la police)

En cas d'arrestation:
crie ton nom , quelqu'un pourra le communiquer pour pouvoir hater ta sortie ,si tu es témoin fais le.

Au commissariat:
à part décliner ton identité , ne dis rien sans la présence de ton avocat.
A chaque question répond "je n'ai rien à déclarer sans la présence de mon avocat"
(évite les "je ne sais pas "ou "oui" ou "non" qui sont considérés comme des déclarations.

le controle d'identité ne peut durer plus de 4h et sera inclut dans la garde à vue s'il ya...

La garde à vue ne peut durer normalement plus de 48h.
Sache que légalement ton ne peut venir avant une durée de 20h
(mais il peut déja appeler voire harceler le commissariat...)

Si tu es malade ou blessé , tu as le droit de réclamer à voir un médecin.
Si tu as pris des coups , à ta sortie , fonce le faire constater chez un medecin.
BOnne Chance




bon comme jdisais je pense que c'est périmé maintenant mais si ça vous branche on doit pouvoir le mettre à jour avec toutes nos experience commune ou si quelqu'un s'y connait en droit etc...
histoire d'arreter un peu dse faire baiser par les flics.
s'il faut que jeunesse se passe la mienne va vous laisser des traces.
Avatar de l’utilisateur
lemonstre
Tourist Rider
 
Message(s) : 12
Inscription : 11 Mars 2008, 17:14

Message par Sharp_Neusk le 15 Mars 2008, 12:23

Dans le même genre mais concernant le contrôle d'identité, y'a aussi le KIT KEUF (mars 2006) édité par RAIDH

http://www.raidh.org/RAIDH-lance-la-3eme-version-du-Kit.html

Sinon y'a aussi :

En cas d’arrestation :

- avoir le numéro de téléphone d’un avocat écrit sur son corps (le plus pratique c’est sur le bras), avec une encre suffisamment indélébile, ainsi que celui d’un proche ou d’une personne de confiance, à moins de les apprendre par coeur, mais là vous prenez un risque : au commissariat on est stressés, paniqués, on perd vite ses moyens et le num peut vous échapper au moment où vous en avez besoin.

- résister aux pressions policières dans la mesure du possible, pour refuser la comparution immédiate (attention, dans certain cas la loi prévoit qu’on ne peut plus la refuser) quitte à passer par la case prison préventive. La justice des comparutions immédiates est expéditive et très sévère. Il vaut mieux gagner du temps pour organiser sa défense.

- attention, ne jamais avouer quelque chose que vous n’avez pas commis (dans la mesure du possible). Si vous avez été brutalisé, faites indiquer sur votre déposition votre intention de porter plainte contre les décs qui vous ont brutalisés.

- ne les énervez pas, ne répondez jamais à leurs provocations verbales ou physiques, ne les traitez jamais de menteurs (même si c’est le cas), ’les flics ont peut-être fait une erreur’, vouvoyez les, respecter leur uniforme. Ils sont très à cheval là-dessus. Vous êtes entre leur mains.

Pour les lacrymo :
si des poubelles municipales sont à disposition, s’en servir comme bouclier, et y jeter toutes les lacrymo que vous pouvez attraper, en prenant soin de refermer le couvercle : cela diminue la quantité des gaz.

Si la manif est prévue dès l’avance comme chaude et dangereuse, constituer un stock de bouteille d’eau, de citrons, de médicament de première urgence, de sérum physiologique ...

Pour ralentir les charges de CRS, entraver leur course en disposant tout ce que vous pouvez trouver sur la chaussée, quitte à faire de la casse.
Lors de la retraite : rester groupés et former des blocs les plus compacts possibles. Abandonner les larges avenues et boulevards pour préferer les ruelles. Attention aux impasses !
Lorsqu’on se sent en sécurité, se disloquer par petits groupes puis entrer dans un bar, un restaurant ou tout autre lieu public où vous pourrez attendre une heure ou deux ou plus. Si vous aviez prévu un sac avec des vêtements de rechange, changez vous. Utile si vous avez séjourné dans les brouillards lacrymo, mais aussi pour déjouer la surveillance policière. Attention, n’oubliez pas les chaussures et tout autre objet (bijoux ...) reconnaissable. Les flics eux n’oublient pas. Quant à votre sac, si vous l’aviez prévu, n’oubliez pas d’y mettre un sachet plastique opaque suffisamment grand pour l’y enfermer.
Si vous avez été tabassé et que vous avez la gueule en sang, ne pas vous laver lorsqu’on vous le proposera. Le médecin constatera par lui même et si on vous a vu vous faire embarquer, il y a des chances pour que vous retrouviez un groupe qui vous attends à la sortie du commissariat. Faites vous prendre en photo, puis allez consulter un médecin légiste à l’hôpital.


- en cas d’affrontements, se méfier car les flics entrent par groupes de 5 ou 6 dans les blocs, s’ils ne sont pas suffisemment compact, et enlèvent des gens. si vous en êtes témoins, criez, ameutez du monde, et très important, si vous êtes suffisemment nombreux interposez-vous le plus pacifiquement possible.
Si vous n’êtes pas assez nombreux, ne vous interposez pas.
Si vous êtes témoin d’une arrestation et que vous ne pouvez rien faire, criez et demandez son nom à la personne interpellée, puis transmettez le aux organisateurs de la manif. Ce sera utile pour essayer de faire sortir la personne le plus rapidement possible du commissariat, de plus ce sera un réconfort moral pour la personne arrêtée de savoir qu’on sait qu’elle a été prise.


- Si vous vous trouvez isolés, et surtout si vous avez peur (au risque de répéter, c’est naturel), quittez le lieu des évènement et rentrez dans le premier bistrot que vous trouvez.


- Laisser son portable à la maison, ou, si strictement nécessaire de l’avoir, enlever tous les nums de téléphone de la liste.


- Eviter de paranoïer pour rien et n’importe quoi. En cas de situation tendue les rumeurs vont bon train et cause d’énormes dégâts, n’y prétez pas attention, elles sont souvent dues à la parano des manifestants, comme à la roublardise de la police.

Avatar de l’utilisateur
Sharp_Neusk
Gold Rider
 
Message(s) : 307
Inscription : 04 Déc 2006, 17:17

Message par Marcad le 15 Mars 2008, 13:36

ça me rappelle une histoire en 95 ou 96 désolé pour la date, où des flics avait insulté un commerçant du quartier de Belleville de "sale juif", en entendant l'insulte le quartier s'était attroupé autour d'eux et réagit violemment je crois.

Je me souviens plus comment ça s'était terminé, mais j'avais lu ça dans le parisien je crois, et à l'époque l'article avait fait les louanges de la solidarité des quartiers populaires.
RIP Mokhtar , RIP Pierre
Avatar de l’utilisateur
Marcad
Gold Rider
 
Message(s) : 424
Inscription : 25 Jan 2008, 16:43
Localisation : ?&@*#¨

Message par antifascista le 18 Mars 2008, 10:58

Une collection des vidéos de la violence d'Etat‏

lu sur : http://paris.indymedia.org/article_prop ... icle=96653

Chroniques de la violence d'état
bienvenue dans la France de Sarkozy

Des vidéos a ne pas rater

entre la violence de l'ordre juste segoliniste a celle du tonfa sarkozyste

le monopole de la violence legitime :

http://video.google.com/videoplay?docid ... 6661101795

http://www.youtube.com/watch?v=bJeIhpCE ... re=related
<http://www.youtube.com/watch?v=bJeIhpCEAmg&feature=related>

http://www.dailymotion.com/relevance/se ... 7_politics


http://www.youtube.com/watch?v=6moWGnKx ... re=related
<http://www.youtube.com/watch?v=6moWGnKxz_E&feature=related>

http://www.youtube.com/watch?v=Pl-9nINO ... re=related
<http://www.youtube.com/watch?v=Pl-9nINONV4&feature=related>

http://www.youtube.com/watch?v=F-cYLhTCd44

http://www.youtube.com/watch?v=pv1Qk4jD ... re=related
<http://www.youtube.com/watch?v=pv1Qk4jDx7o&feature=related>

On sait donc a quoi s'attendre aprés la farce électorale de ce dimance

PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX
STRICTLY ANTIFASCIST
Avatar de l’utilisateur
antifascista
Gold Rider
 
Message(s) : 425
Inscription : 12 Fév 2008, 17:37

flics infiltrés dans une manif anti CPE

Message par albator le 18 Mars 2008, 18:29

Avatar de l’utilisateur
albator
Gold Rider
 
Message(s) : 200
Inscription : 10 Fév 2008, 23:36
Localisation : Paname......

Message par Resist le 18 Mars 2008, 20:51

c'est pas nouveau mais ca fait toujours froid dans le dos tout cela !!
Peace Love and Unity, je sais, c'est pas possible :x
---------Graffiti For Life----------
Avatar de l’utilisateur
Resist
Gold Rider
 
Message(s) : 318
Inscription : 13 Oct 2006, 16:02

Message par Bugsy Siegel le 21 Mars 2008, 13:55

Un autre très bon moyen pour l'état de "ficher" ses citoyens , est le badge maniétique pour les transports, les carte Navigo remplacent désormais les cartes Orange, de fait on sait ou tu vas et à quelle heure !

Impossible d'y échapper surtout qu'actuellement la RATP transforme et reprend les anciens coupons de carte orange par des pass'navigo (sur lesquels la photo est obligatoire..)

Avec tout ce fichage systématique, il suffit que le pouvoir change de régime et les armes de flicage et de surveillance sont déjà là pour un meilleur contrôle de la population...
" Son surnom Bugsy (qu'il valait mieux ne pas prononcer devant lui), signifiant "le dingue", faisait référence à son tempérament sanguin, aussi cruel avec les ennemis que séduisant et entreprenant avec les femmes "
Avatar de l’utilisateur
Bugsy Siegel
Gold Rider
 
Message(s) : 411
Inscription : 15 Oct 2006, 04:09
Localisation : Las Vegas

Message par antifascista le 26 Mars 2008, 13:44

Mort pour avoir «pété les plombs»
Fait divers. En août 2007, à Neuilly, Olivier Massonnaud a été abattu par un policier.
JACKY DURAND
QUOTIDIEN : mercredi 26 mars 2008


Il est arrivé avec son porte-documents en cuir sous le bras. Veste de laine et mocassins impeccables. Tenant la porte d’entrée de son avocat avec une exquise politesse un peu surannée. François Massonnaud, 71 ans, médecin de profession, domicilié à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), n’avait jamais eu affaire, dit-il, à la police jusqu’au 14 août 2007, vers 15 heures, quand il reçut un coup de téléphone d’un commandant de police : «Il m’a dit : "Votre fils a pété les plombs. Un fonctionnaire a dû faire usage de son arme et il est mort."» Olivier Massonnaud avait 37 ans et deux enfants qu’il s’apprêtait à ramener chez leur mère dont il était divorcé.

«Panique». Le 13 août au soir, il est plutôt déprimé dans son appartement du 1, rue Saint-Maixent, à Poitiers (Haute-Vienne). «Son permis de conduire venait de lui être retiré, il avait des soucis d’argent», se souvient le père. Vers minuit, il reçoit la visite de sa petite amie avec qui il se dispute avant de la frapper et de la mettre dehors. Des objets volent à travers l’appartement et passent par la fenêtre. Alertée par des voisins, la police est au pied de l’immeuble. La situation est tendue. Olivier continue de jeter des objets dans le vide, échange des noms d’oiseaux avec des gardiens de la paix. «Il était en panique, affirme son père. A un moment, il a fait mine de se trancher la gorge avec un couteau en disant "Ma vie est foutue."»

Olivier Massonnaud s’échappe à l’étage supérieur, chez une voisine qui prend la fuite. Des policiers protégés par un bouclier envisagent de l’appréhender à l’aide d’un flash-ball, mais le brigadier-chef C. le leur interdit, apparemment en raison de l’exiguïté des lieux. Olivier Massonnaud s’empare d’un couteau à pain Ikéa qui sera retrouvé plus tard dans une gouttière, sous un Velux. Il gagne les toits voisins où il rampe sur une faîtière. Des policiers le suivent grâce à une torche, avant qu’il ne pénètre dans une autre maison. Il est plus de 3 heures du matin. Olivier Massonnaud est localisé dans une cour intérieure.

Pudeur. «L’endroit était bien éclairé», expliquera plus tard aux enquêteurs une locataire des lieux car, étant malvoyante, elle a «besoin d’un très bon éclairage». Quatre policiers sont présents. Ils ont suivi les traces de sang laissées par Olivier Massonnaud, qui s’est blessé dans son accès de violence. Le brigadier-chef C., équipé d’un gilet pare-balles lourd, a l’arme au poing : «Vu la dangerosité de l’individu, j’ai décidé de sortir mon arme administrative que j’avais main droite en position de recherche, c’est-à-dire l’arme tenue à deux mains le canon dirigé vers le sol, les bras semi-tendus, l’index le long du pontet», indiquera-t-il plus tard sur procès-verbal.

Olivier Massonnaud accroupi près d’une voiture est localisé par T., un policier, qui indiquera par la suite : «Il s’est tout de suite relevé, bras tendus vers moi en hurlant. Je n’ai pas compris ce qu’il disait. Pour me protéger, j’ai utilisé ma lampe torche. Elle est venue bloquer son bras droit et ensuite j’ai entendu une détonation qui provenait de ma droite.»Le brigadier-chef C. vient de blesser mortellement Olivier Massonnaud. Quelques heures plus tard, il témoignera : «Je n’ai pas pu voir s’il [Massonnaud, ndlr] avait une arme à la main, tout allait très vite et on voyait mal. J’ai tout de suite pensé qu’il allait faire du mal à T. et j’ai tiré une cartouche. Il est tombé sur la face et une fois tombé, il a dit "Sale con de flic."»

Depuis sept mois, François Massonnaud refait le fil des derniers instants de son fils abattu d’une balle de Sig Sauer dans le ventre, à«trois mètres dans la bouteille, comme ils disent dans leur terminologie professionnelle», selon le père. Avec une minutie à disséquer les faits qui n’a d’égal que sa pudeur à taire son propre deuil. «Il n’avait aucune chance de s’en tirer,dit le médecin. La balle a touché l’aorte abdominale et une vertèbre. En trois minutes, il était mort.»

«Erreurs». Le père de la victime ne comprend pas la «réponse disproportionnée» mise en œuvre par des fonctionnaires en nombre, contre son fils, seul et au final désarmé. Et se demande pourquoi les policiers n’ont pas eu recours au flash-ball au lieu d’une arme à feu.«Le fil des événements est confondant. C’est une succession d’erreurs professionnelles et de réactions disproportionnées. Il ne fallait pas le tuer, mais lui tendre la main. On l’a abattu comme un chien entre deux bagnoles dans un coin de cour,estime Me Pierre Olivier Sur, avocat des Massonnaud. Il était tout sauf un garçon qui mettait en danger les policiers. En face, ils disent qu’Olivier était un "forcené". Mais le forcené, c’est "Human Bomb" [le preneur d’otages dans une école maternelle de Neuilly en 1993, ndlr]. Pas Olivier. Lui, c’était juste un type qui avait pété un peu les plombs.»

Après l’ouverture d’une information judiciaire confiée à un juge de Poitiers et la saisie de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la «police des polices»), le brigadier-chef C. a été entendu à l’automne en tant que témoin assisté. «Je ne peux pas accepter le fait qu’il ne soit pas mis en examen, affirme Me Sur. L’enchaînement des actes de procédures montre qu’il y a un a priori pour transformer la victime en un dangereux criminel jusqu’à salir sa mémoire pour sauver la police.»

source Libé
STRICTLY ANTIFASCIST
Avatar de l’utilisateur
antifascista
Gold Rider
 
Message(s) : 425
Inscription : 12 Fév 2008, 17:37

Message par antifascista le 27 Mars 2008, 15:25

Vidéosurveillance et multiples atteintes à la vie privée en ligne de mire, le palmarès complet des Big Brother Awards 2007 est disponible, félicitations à notre omniprésident prix spécial du jury!

http://bigbrotherawards.eu.org/

Image
STRICTLY ANTIFASCIST
Avatar de l’utilisateur
antifascista
Gold Rider
 
Message(s) : 425
Inscription : 12 Fév 2008, 17:37

Message par Rock le 02 Avr 2008, 17:57

A noter que l'utilisation des caméras (objectif de surveillance + disuasion + facilitation des enquêtes) va de paire avec l'évolution de l'Humanité et de sa technologie, et son système social qui impose que la sécurité des citoyens doit être assuré par l'Etat.

La sécurité aux mains de l'Etat, c'est ça le vrai problème au fond peut-être. Et personne ne va se battre contre ça, c'est trop tard, ça fait longtemps que les peuples n'ont pas le controle de leur mode de vie.

Soulignons qu'au Japon, on peut tout faire par l'intermédiaire de quelques objets (carte, téléphone), ça ajoute des libertés et des possiblités, mais tout celà est aussi liberticide, vù que l'utilisation même de ces nouveaux systèmes ne peuvent fonctionner sans un protocole qui au passage, indiquent nos actions. Mais c'est vers ça que l'on va tous.

Se plaindre de quelques lois par ci par là, c'est du vent. C'est sur le fond même qu'on devrait se questionner, notre mode de vie et l'évolution qu'il engendre. Savoir enfin quel est notre but dans la vie, est-ce que l'humanité veut vraiment courir après la technologie pour (soi-disant) se faciliter (et sécuriser) la vie alors que celà ne nous rend pas pour autant plus heureux.
Avatar de l’utilisateur
Rock
Gold Rider
 
Message(s) : 415
Inscription : 16 Juil 2006, 09:33
Localisation : 95

Message par Cold187Um le 02 Avr 2008, 21:44

En Aout 2007 (RATP+Police Nationale)

Ci-contre l'histoire d'un père de famille écrasé par un bus de la RATP.....+ son interview.

Si déja posté à supprimer.


Une drôle de mésaventure est arrivée à Frédéric Dumesnil. Guadeloupéen père de quatre enfants et résidant à St-Denis en région parisienne, il est renversé par un bus de la RATP le vendredi 6 juillet.

Mais le chauffeur ne s’arrête pas (délit de fuite) tandis que Frédéric Dumesnil est transporté à l’hôpital (les secours arrivant 40 minutes après le drame).

Diagnostic des médecins : les muscles d’une jambe ont été broyés (le bus lui a roulé dessus), et on ne sait pas encore s’il pourra retrouver l’usage de la jambe. Un an minimum de rééducation lui seront nécessaires dans tous les cas. Sur son lit d’hôpital (il a été opéré pendant 5 heures), il raconte une histoire dont on a du mal à croire qu’elle se déroule bien au 21ème siècle en France :

Un témoin lui a rapporté que le chauffeur, qui aurait eu une altercation avec des jeunes un peu avant l'incident, a foncé exprès sur lui, et lui a fait un bras d’honneur en partant après lui avoir roulé dessus avec un bus.

Les policiers sont arrivés dans cinq scénic, et ont contrôlé tous les gens aux alentours sans chercher à savoir si lui était vivant ou mort, ou même de quoi il souffrait...dit Frédéric Dumesnil. Ce sont deux de ses amis se sont frayés un passage dans le périmètre de sécurité (établi par la police) avant de lui prodiguer les premiers soins.

Il déclare qu'au cours de la semaine qui a suivi son entrée à l'hôpital, personne n’est venu prendre sa plainte et qu’après avoir appelé des policiers au téléphone, il s’est fait insulter par ces derniers. Il a appelé une première fois sans résultat, la seconde fois on lui a dit d’attendre d’être recontacté. La troisième fois, il demandé si un policier pouvait se déplacer pour prendre sa déposition. En présence d’une amie et d’infirmières, il a mis le haut le parleur : "Là on m’a dit de me rétablir, de venir, et d’aller me faire d’aller me faire enc****".

Quand l’affaire a pris un peu d’ampleur, les policiers sont venus prendre sa plainte. Le chauffeur aussi a déposé plainte ( !) "De la part des autorités concernées, je n’ai eu aucune main tendue" affirme Frédéric Dumesnil.

"Ils pensaient que c’était moi qui avait eu une altercation avec le chauffeur, et même dans ce cas là, ça ne lui donne pas le droit de me rentrer dedans avec son bus" ajoute t-il encore.

Le chauffeur affirme de son côté "ne pas avoir senti qu’il lui avait roulé dessus" (!) Mais des conducteurs de la RATP déclarent que si un bus roule sur quelqu'un, le chauffeur le sent. Dans le bus il y avait des passagers, mais personne n’a réagi...

Sur les forums, les internautes s'étonnent du peu de retentissement médiatique de l'affaire : "s'il avait été blonde aux yeux bleus, l'affaire aurait déjà fait le tour des médias. Un Noir écrasé par un bus à St-Denis, c'est vrai que c'est "moins sexy"

interview ici : http://www.dailymotion.com/video/x2jlva ... -deli_news
Avatar de l’utilisateur
Cold187Um
Gold Rider
 
Message(s) : 304
Inscription : 24 Juil 2007, 18:12
Localisation : Lutèce/Paname/Francilie

Message par Marcad le 03 Avr 2008, 22:24

Vous avez entendu parler des fichiers ethniques????? J'ai entendu ça ce soir au jt de France 3, ça a été fait asnieres!!!!!!!
RIP Mokhtar , RIP Pierre
Avatar de l’utilisateur
Marcad
Gold Rider
 
Message(s) : 424
Inscription : 25 Jan 2008, 16:43
Localisation : ?&@*#¨

Message par L-Dave le 03 Avr 2008, 22:26

http://television.telerama.fr/televisio ... erdent.php

meilleure qualité sur france2.fr dans Jt du mercredi 02 avril 20h
Avatar de l’utilisateur
L-Dave
Gold Rider
 
Message(s) : 243
Inscription : 28 Déc 2005, 00:21
Localisation : MLC 60

Message par L-Dave le 03 Avr 2008, 22:42

Avatar de l’utilisateur
L-Dave
Gold Rider
 
Message(s) : 243
Inscription : 28 Déc 2005, 00:21
Localisation : MLC 60

Suivant

Retour vers LIFESTYLE

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invité(s)

cron