bavures policières et dérives sécuritaires

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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par antifascista le 16 Juil 2009, 08:26

Après l’exam, l’épreuve de matraquage

Violences . A Paris, des lycéens fêtards agressés par des CRS.
GAËL COGNÉ


C’était l’une des soirées les plus longues de l’année. L’une des soirées dont Raphaël, Maxime et Valentin devaient se souvenir longtemps. Ils venaient de finir les épreuves du bac. Les résultats n’étaient pas encore tombés, mais pourquoi attendre ? Cette nuit du 24 au 25 juin, ils faisaient la fête, mais ça a mal tourné.

Il est trois ou quatre heures du matin, ce soir-là. Raphaël est avec sa trentaine de potes de Mennecy en Essonne, assis sur la pelouse du Champ de Mars. «On jouait de la musique», se rappelle Raphaël. Depuis plusieurs années, c’est un point de rendez-vous pour célébrer la fin de la vie lycéenne. Ils ont «un peu» picolé, mais «sans plus». Il est tard, un de ses amis s’embrouille avec sa copine. «Elle avait flirté avec un mec.»

Lèvre. De loin, les CRS scrutent la scène. Pas très fin, le type insulte sa copine. Raphaël l’attrape par la taille et lui dit : «Calme-toi !» «C’était sans violence. Il ne m’a pas poussé», précise-t-il.

Pendant ce temps, des CRS s’approchent. Raphaël se retourne, fait face à un CRS. «Il était à 1 m 50 de moi. Sans me prévenir, il m’a mis un coup de poing.» Sa lèvre éclate. «J’ai été déséquilibré. Il m’a mis un coup de matraque dans le genou droit. Je tombe au sol. Il me fait une clef de bras, Je suis à plat ventre, il me met son genou sur le dos. J’ai essayé de lui expliquer que je ne comprenais pas, que je n’avais rien fait. Il me répondait : "Ta gueule, ta gueule." Au bout de quelques secondes, il m’a relâché, je suis parti.» Son ami a droit à un traitement similaire.

Interloqués, les lycéens tentent de parlementer avec les CRS, de comprendre. Raphaël est à l’écart : «Je boitais.»Les CRS lâchent un chien sur Maxime, il écope de coups de matraque, tombe sur le sol, s’ouvre le coude, saigne abondamment. «Ils nous insultaient, nous provoquaient, cherchaient à ce qu’on s’énerve», dit le jeune homme. Deux amies ramassent l’une un coup de matraque à la cheville, l’autre dans le dos. Deux garçons se font embarquer. Le premier est relâché 500 mètres plus loin, le deuxième a «ramassé des baffes au poste», dit Valentin, un autre lycéen. Ce dernier a lui-même été agrippé à la gorge par un policier. Les CRS lui auraient déclaré : «Les coups, c’est gratuit.»

Béquilles. Le lendemain matin, dans son lit, Raphaël est groggy. Sa jambe lui fait mal. «J’étais seul chez moi, j’ai appelé le Samu.» Le médecin diagnostique une interruption temporaire de travail de quinze jours. «J’ai un œdème au genou et un hématome au mollet.» Six semaines de béquilles. «Je devais faire un stage pour mon Bafa de trois semaines en juillet.» Il a annulé. Tout ça alors qu’il n’y avait «même pas de prétexte», regrette Valentin. Et Maxime de constater : «On s’est fait embrouiller.» Hier la préfecture de police de Paris expliquait «ne pas être au courant» de cette affaire.

Libération 16/07/2009
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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

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Message par antifascista le 16 Juil 2009, 09:18

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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par antifascista le 04 Août 2009, 08:16

lu sur :
http://www.avignews.com/interpellation- ... article=15

Interpellation place de l'Horloge: le père témoigne

Par Noëlle Réal
le 22/07/09

Le 18 juillet à 18 h 30, mouvement de foule place de l'Horloge: un père et son fils de 15 ans sont interpellés pour "outrage, rebellion et incitation à l'émeute".

Récit et témoignage.

48 heures après les faits, Patrick Leblanc n'en revient toujours pas. Le 10 novembre prochain, il devra comparaître devant le tribunal correctionnel d'Avignon pour "rebellion et incitation à l'émeute". A 62 ans, ce fonctionnaire retraité de la PJJ passé une nuit en garde-à-vue... Tout a commencé le 18 juillet donc, vers 18 h 30.

"Vous le faites drôlement bien"...

Comme des centaines de badauds, Patrick et ses deux fils de 15 et 12 ans regardent un mime faire "la statue". Tout à côté, un CRS, immobile lui aussi est adossé à son fourgon et profite du spectacle. "J'ai même cru un instant qu'il s'agissait aussi d'un comédien" avoue franchement Patrick Leblanc. Mais le fonctionnaire est bel et bien en service... C'est alors que le fils de Patrick Leblanc va déposer 30 cts d'euros aux pieds du CRS, lui glissant "vous le faîtes drôlement bien". Plaisanterie de gamin, farce de "festivalier" que le fonctionnaire de police ne goûtera pas dans cette ville où, le temps d'un Festival, on brocarde les nonnes, on singe les uniformes et on imite outrancièrement les grands de ce monde... "Il avait l'air sympa, tout le monde a ri, c'était pas méchant" avance le jeune garçon.

Mouvement de foule ou incitation à l'émeute?

Mais alors qu'il retourne dans les rangs des spectateurs, le CRS le rattrape et lui dit: "tu sais que c'est un outrage ce que tu viens de faire. Présentes moi tes papiers". C'est alors que Patrick Leblanc se rapproche de son fils pour tenter d'expliquer au policier "que c'était de l'humour, qu'il fallait pas mal le prendre". Rien n'y fait. "Il m'a
demandé mes papiers en me tutoyant, j'ai refusé. Je m'adresse correctement à la police, j'attends le même respect en retour" indique Patrick Leblanc. Alors, le ton monte entre le policier et le festivalier. "Il veut m'embarquer dans le fourgon, mais mes fils sont éparpillés dans la foule, je refuse de monter dans le fourgon sans mes enfants".

Et c'est à partir de là que les versions divergent avec la police. Selon Patrick Leblanc, un "mouvement de foule spontané a formé un chaîne humaine pour empêcher mon interpellation". Mais de source policière, ce
serait Patrick Leblanc qui aurait harangué la foule avec des termes comme "voyez la police de Sarko!". "Jamais je n'ai employé ce genre de phrases" s'insurge M.Leblanc, "et je n'ai même jamais entendu d'insultes
proférées par la foule" affirme t-il. Menotté d'une main, il échappe à la surveillance des CRS "pour retrouver mes fils".

Craignant d'être dépassés par la foule et la "mini émeute" qui commençait à se préparer, des renforts de CRS sont appelés. Entre temps, Patrick Leblanc et son fils sont repris, menottés tous les deux et placés dans le fourgon. Des spectateurs s'opposent à leur arrestation et, toujours de source policière, une tierce personne tente alors de
s'emparer de l'arme de service d'un CRS puis de sa matraque. Deux autres personnes sont interpellées tandis qu'une quinquagénaire recueille le deuxième fils, laissé dans la foule, pour l'accompagner au commissariat où M. Leblanc passera la nuit. "Dans le fourgon, ils me disaient "tu vas voir, on va t'arranger". Ce n'est qu'au commissariat où je me suis enfin senti en sécurité. J'ai eu là, à faire à des policiers dignes de leur fonction républicaine."

Côté CRS, deux d'entre eux ont eu une ITT de deux jours pour des "blessures aux poignées, au dos et des contusions" indique t-on au commissariat. Visiblement, l'affaire ne s'arrêtera pas là puisque déjà, la Ligue des Droits de l'homme entend s'en emparer aux côtés de M. Leblanc. Affaire à suivre donc début novembre devant les tribunaux.
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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par antifascista le 04 Août 2009, 08:17

Yvelines : bavure policière ?

Un banal contrôle routier a viré au cauchemar pour une quinquagénaire de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Le 31 mars dernier, Verlaine se fait contrôler par des policiers, qui lui reprochent de ne pas avoir laissé passer un piéton. La femme, qui est accompagnée de sa fille, n'a pas ses papiers et écope de deux contraventions. Elle conteste alors et déclare vouloir se rendre au commissariat pour s'expliquer avec leur supérieur. C'est à ce moment-là que le ton monte avec les policiers. "En l'espace d'une fraction de seconde, il m'a attrapée par le bras et m'a plaquée contre sa voiture (...) Il était en train de me casser le bras (...) j'avais tellement mal", se rappelle Verlaine, toujours sous le choc, quatre mois après les faits.

Bilan : après avoir passé 24 heures en garde à vue pour "outrage et rébellion", elle rentre chez elle avec plusieurs contusions, une épaule cassée et un mois d'arrêt de travail.

La version des syndicats de police est bien différente. Pour eux, la conductrice aurait frappé et insulté les policiers. "Il n'y a absolument aucune bavure. Une enquête a été faite à ce sujet. Les fonctionnaires de policiers soi-disant incriminés sont totalement irréprochables. Ils ont eu affaire à une personne totalement hystérique qui a perdu ses moyens", estime Sylvia Marchetto du syndicat de police Alliance. Suite à cette histoire, Verlaine a décidé de porte plainte. Sa demande a été classée sans suite, mais elle ne compte pas en rester là. Elle vient de déposer une nouvelle plainte en se constituant partie civile


lu sur :
http://www.m6info.fr/m6info/france/yvel ... awl_787239
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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par antifascista le 05 Août 2009, 14:30

Delle : Marche silencieuse en hommage à Rabah Bouadma

Une centaine de personnes, pas toutes originaires du quartier, a effectué une marche silencieuse jusqu’à la gendarmerie.


Le comité « Vérité et Justice », soutenu au niveau national par l’association « Les indigènes de la République », a organisé, hier, en début d’après-midi, une marche silencieuse au départ de la rue de la Voinaie à Delle.

Le comité exige des éclaircissements concernant les circonstances du décès, survenu le soir du 14 juin, de Rabah Bouadma, 38 ans. Ce dernier avait été interpellé par la gendarmerie, vers 20 h, le même jour, alors que, visiblement très excité, il faisait du scandale devant un commerce de la rue d’Alsace à Delle (Territoire de Belfort). L’intervention des forces de l’ordre n’avait pas été des plus faciles et Rabah Bouadma avait été conduit à la brigade de gendarmerie et placé en garde à vue. Son état d’excitation était tel que les gendarmes avaient appelé un médecin, qui avait immédiatement décidé son transfert à l’hôpital psychiatrique de Bavilliers. À 21 h 50. Vingt minutes après son admission, il devait décéder.

« /Nous n’avons été informés qu’à 1 h du matin. Ce n’est déjà pas normal/, souligne Hassen, son frère cadet. /Le lendemain, puis le 18 juin, après l’autopsie demandée par le procureur, on ne nous a pas permis de voir le corps/. »
Rabah Bouadma connaissait certes des problèmes psychologiques liés à l’alcool et vivait un peu « /à l’écart de la société, presque en autarcie /», confie un de ses amis.
« /C’était une force de la nature, un sportif/, poursuit Hassen. /On ne comprend pas/. /Il avait un bon fond et un grand cœur. S’il n’avait pas été interpellé ce jour-là, il serait encore en vie. /» Ses proches se sont bien entendu interrogés sur la nature des substances qui lui ont été administrées pour le calmer et demandent que toute la
lumière soit faite sur les circonstances de s /a mort./

Nous voulons connaître la vérité

« /Il faut que cette histoire serve/, ajoute Hassen, qui ne peut plus contenir sa colère. /Cette répression, il faut que cela cesse. Les Français ne sont pas tous traités de la même façon, suivant la couleur de leur peau. Il n’a pas eu le même traitement qu’un autre. Il aurait fallu tout de suite l’emmener dans une cellule médicalisée. Je suis pour
à 100 % l’usage de la vidéo pendant la garde à vue. /» Avec ses amis, ainsi que Gérard Dunex, président de l’association « Les Amis de l’émancipation sociale », il se reprend très vite : « /Nous n’accusons personne, mais nous voulons connaître la vérité, que la vérité. /».

Après un rassemblement au pied de la tour du quartier Voinaie, le cortège d’une centaine de personnes, est descendu silencieusement en ville de Delle jusqu’à la gendarmerie, « /pour faire activer les démarches /» et « /en hommage à Rabah /». Le procureur de la République, M. Lebeau, qui a ordonné une enquête afin d’établir les causes du décès, l’autopsie, ainsi que des analyses complémentaires, devraient sans doute en communiquer les conclusions prochainement à la famille.

Dominique Lhomme
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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par antifascista le 28 Août 2009, 12:31

Un enfant de 7 ans aurait été touché par un tir de Flash-Ball
LEMONDE.FR avec AFP | 28.08.09 | 11h53


Un enfant de 7 ans a vraisemblablement été blessé à l'épaule par un tir de Flash-Ball lors d'affrontements entre des jeunes et des policiers mercredi à Amiens. L'enfant présente un hématome à l'épaule qui justifierait un jour d'interruption temporaire de travail, selon le parquet d'Amiens, confirmant des informations du Courrier picard.


"Des examens approfondis sont en cours pour connaître la cause et la nature exactes des blessures et savoir si ce que l'on constate sur l'enfant pourrait ou non avoir été causé par un tir de Flash-Ball", a-t-on précisé de même source. Nathalie Skiba, directrice départementale adjointe de la sécurité publique, a indiqué à l'AFP que "dans l'état actuel de l'enquête, il n'était pas possible de déterminer si cet hématome de l'enfant est une conséquence d'un tir de Flash-Ball ou d'un jet de projectile comme un caillou".

"RIEN D'INTENTIONNEL, C'EST ACCIDENTEL"

Interviewé par TF1,Patrick Coroy, du syndicat général de la police FO, accrédite la théorie du tir de Flash-Ball par un fonctionnaire, en déclarant : "On peut le déplorer parce que c'est un jeune enfant, mais, non, il n'y a absolument rien d'intentionnel, c'est accidentel." D'après les déclarations des policiers, l'incident s'est produit mercredi en début d'après-midi dans le quartier Fafet-Brossolette d'Amiens. Une patrouille qui avait pris en chasse un automobiliste ayant refusé de s'arrêter pour un contrôle de son véhicule a été "prise à partie par une trentaine de jeune gens qui les ont copieusement arrosés de cailloux et d'objets divers", selon le parquet.

Un policier a alors fait usage à deux reprises de son Flash-Ball. "Il affirme n'avoir touché personne et ne pas avoir vu d'enfants parmi les jeunes", souligne le parquet. Selon Mme Skiba, l'agression contre les policiers a été "violente et rapide avec des jets d'objets comme des briques, comme le montrent les impacts sur le fourgon de police" et le policier a fait usage du Flash-Ball "pour se dégager".
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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par pikapika le 02 Sep 2009, 11:11

hello antifascista
merci pour toutes les infos, mais ca serait cool aussi si tu pouvais rajouter les liens direct, histoire de pouvoir faire tourner !
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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par antifascista le 02 Sep 2009, 11:20

Pas de soucis.

J'y penserais à l'avenir, promis.
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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par antifascista le 23 Sep 2009, 08:25

Que justice soit rendue à Hakim AJIMI !

Et stop aux violences policières !

Rassemblement le jeudi 24 septembre 2009 à 12h devant la cour d´Appel d´Aix-en-Provence, 20 Place de Verdun, qui examine le recours.
Une conférence de presse se tiendra, sur place, à 13h30


Hakim AJIMI, 22 ans, est mort le vendredi 9 mai 2008 suite à une interpellation par des policiers de Grasse.

Mis à terre et immobilisé par compression thoracique excessive et par une clé d´étranglement condamnée par la Cour Européenne des droits de l´Homme, Hakim montrait des signes physiologiques d´une détresse respiratoire majeure qui lui a été fatale. Des témoins de la scène (y compris des pompiers !), extrêmement inquiets, craignant le pire, sont intervenus auprès des policiers. En vain ! L´expertise légiste complémentaire a établi, en cohérence avec les témoignages, que le décès d´Hakim résultait d´un mécanisme d´asphyxie mécanique lente avec anoxie.

Le doute n´est plus permis : c´est l´utilisation d´une technique policière d´immobilisation très dangereuse, l´emploi d´une force « disproportionnée » par les policiers de la BAC et un acharnement « injustifié » de leur part qui ont tué Hakim ! En dépit de tous ces éléments accablants et concordants, les juges du tribunal de Grasse chargés de traiter cette affaire ont décidé, contre toute attente, de donner le statut de TEMOINS ASSISTES aux
agents de la BAC impliqués dans l´interpellation mortelle du jeune homme. Ces policiers sont donc réputés n´avoir aucune responsabilité dans la fin tragique d´Hakim et ils sont, d´ailleurs, toujours en poste sur les mêmes lieux de
travail. De surcroît, la demande de reconstitution des faits en présence des témoins, procédure souvent décisive pour l´émergence de la vérité, a été rejetée.

Jusqu´à quand l´impunité pour les auteurs de violences policières ? Jusqu´à quand des risques majeurs pèseront-t-ils sur tous ceux qui sont et seront interpellés par la police ? Ali ZIRI, 69 ans, est mort, lui aussi, le 11 juin 2009 suite à une interpellation par la police d´Argenteuil. Son ami, Arezki KERFALI, 61 ans est aujourd´hui invalide à 60%.

Toutes ces violences ne sont pas de simples bavures qui s´accumulent ; elles sont, en fait, le résultat de la mise en pratique d´une idéologie répressive, pensée, structurée et distillée au sommet même de l´Etat, qui s´attaque aux plus pauvres quel que soit leur âge, et tout particulièrement lorsqu´ils font partie des minorités
visibles.

La famille AJIMI a fait un recours devant la Cour d´Appel d´Aix ; il sera examiné le 24/09/09, à partir de 14 heures. A cette occasion, mettons un coup d´arrêt à ces graves dérives. Exigeons que :
- 1) les policiers soupçonnés d´être les principaux responsables de la mort d´Hakim soient mis en examen et que justice soit rendue au défunt, à sa famille, à tous ses proches, à la société,
- 2) la justice de notre pays soit «structurellement » impartiale et efficace,
- 3) les fonctionnaires de police soient « professionnellement » irréprochables,
- 4) soit interdite, comme dans d´autres pays européens, l´utilisation par les forces de l´ordre de méthodes
d´immobilisation dangereuses qui peuvent provoquer des décès ou des blessures graves.

Retrouvons-nous, le jeudi 24 septembre 2009, dès 12h, devant la Cour d´Appel d´Aix-en-Provence, 20 Place de Verdun, avec l´assurance et la détermination tranquilles mais fermes de ceux et celles qui combattent pour la Justice, la Solidarité et les Droits de l´Homme, ces valeurs universelles et fondamentales qui forment le socle de toute société démocratique, humaniste, égalitaire et fraternelle.


Une conférence de presse se tiendra, sur place, à 13h30

Un bus sera affrété au départ de Grasse. Inscrivez-vous, dès maintenant, auprès de l´Ul.cgt.grasse@wanadoo.fr ;
04 93 36 00 01.
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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par antifascista le 18 Déc 2009, 11:19

Quand la BAC pousse un lycéen à se jeter dans le vide

Publié mercredi 16 décembre 2009 sur Rebellyon


L’intervention de la BAC sur une manifestation lycéenne pendant la journée d’action du 15 décembre a provoqué un mouvement de panique qui aurait pu être tragique (mais déjà une jambe cassée). Témoignage d’un lycéen.

Faudra-t-il un accident, mortel, pour remettre en question les pratiques répressives de la BAC à l’égard des lycéens ?

Le matin, à 7h30, quelques lycéens motivés se réunissent devant le lycée Saint Exupéry à Croix-Rousse. Comme plusieurs autres lycées de Lyon (Lacassagne, Fays, Sartre, Brosso et d’autres), ils comptent bloquer leur
lycée. Toujours une même bataille pour une meilleure éducation, sans réforme qui la briserait, sans suppressions de postes qui l’affaibliraient. Et maintenant, la suppression de l’Histoire en Terminale S. La journée du 15 décembre devait être une journée de mobilisation dans le corps enseignant, avant que les syndicats ne se défilent. Les quelques lycéens présents, eux, refusaient de baisser les bras. Ils espéraient leur propre mouvement.

Le blocus réussit partiellement. L’entrée principale est bloquée mais de nombreux lycéens vont tout de même en cours. Les bloqueurs ont quelques altercations avec l’administration du lycée, mais ils persistent et un bon
groupe militant s’est formé. Aux alentours de 9h30, il est décidé de partir, pour arriver aux Terreaux à 10h30, lieu de rassemblement des différents lycées en lutte ce jour-là. Les lycéens de St Exupéry débraieront au passage les lycées les plus proches.

Cette petite manifestation sauvage se déroule bien. Des obstacles (barrières, poubelles) sont déposés sur certains endroits de la route pour bloquer l’avancée des forces de police nous suivant, mais aucune casse à noter.

Les lycéens arrivent devant le lycée Diderot. Ils scandent des slogans, invitent les élèves de l’établissement à descendre les rejoindre. Les lycéens, de plus en plus nombreux, se massent à l’entrée du lycée et sur la route.

C’est là que surgit une voiture, une Ford noire. Elle fonce sur les lycéens groupés sur la route. Ceux-ci tentent de la stopper. Une fille se fait rouler sur le pied. Les tensions montent en quelques secondes et les lycéens autour de la voiture se mettent à la frapper de toutes parts, surtout sur l’avant. La voiture avance d’un mètre, et 4 agents de la BAC en sortent, dont certains pointant des flash-balls imposants sur les lycéens les plus proches. Deux des policiers se précipitent sur un lycéen proche, désigné comme un « leader ». Il est arrêté, heureusement sans
violence. Les agents de police se mettent alors à la recherche d’un autre lycéen qu’ils avaient repéré. Il était déjà loin, mais ils vont quand même le chercher et l’arrêtent lui aussi.

Pas de violence spéciale à déplorer, du moins pas que j’en ai appris, ni vu. Mais l’un des lycéens qui a voulu échapper à la police a, dans la précipitation, sauté par dessus un petit muret de l’autre côté du trottoir. Il ne savait pas qu’une chute de plus de 10 mètres l’attendait… Il souffre d’une fracture du fémur. Il aurait pu mourir.

Tout le monde se penche par dessus le muret. Beaucoup de personnes ne comprennent pas ce qui vient de se passer. Certains parlent de suicide. Mais non, il a juste voulu échapper à la police. Vivre une scène pareille, c’est très traumatisant. Je connais les trois personnes qui sont victimes dans cette affaire, les trois étant dans ma
classe. Beaucoup de personnes ont été très choquées par ce qu’il s’est passé aujourd’hui.

Par la suite, les lycéens se sont bien réunis aux Terreaux, et ont réussi à créer un mouvement d’ampleur, en organisant une manifestation sauvage avec de nombreuses personnes qui a tourné plusieurs heures dans le
centre-ville de Lyon sans qu’il n’y ait de problème.

Mais aujourd’hui, la police à fait monter un sentiment de malaise, peut-être même de rage…
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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par Pov le 04 Mai 2010, 11:58

Un mineur très grièvement brûlé en fuyant un contrôle de police à Paris

Un mineur en fugue de Sevran, une commune de Seine-Saint-Denis, était mardi entre la vie et la mort, très grièvement brûlé par la caténaire d'un train alors qu'il fuyait la police après un contrôle d'identité à la Gare du Nord à Paris.

En l'état des investigations, "il n'y a pas eu de dysfonctionnement policier", mais une enquête a été confiée à l'Inspection générale des services (IGS - "police des polices"), a déclaré, lors d'une conférence de presse, Alain Gardère, directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP - chargée de la sécurité du Grand Paris englobant le "9-3").

Brûlé à 80%, le jeune homme de 17 ans - dont le pronostic vital est engagé - a été transporté à l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine), spécialisé dans le traitement des grands brûlés et où il a été placé en coma artificiel, a expliqué M. Gardère.

Le mineur, "connu des services de police" pour "des vols avec violence", selon M. Gardère, avait fugué de chez ses parents à Sevran depuis le 16 février.

Vers minuit lundi soir, il était en compagnie d'autres jeunes gens à la Gare du Nord "en train de fumer", ce qui est interdit. Ils ont alors été contrôlés par une patrouille de la brigade des réseaux ferrés (BRF). Deux étant mineurs, en possession de cannabis et d'un couteau pour l'un (la victime), ils ont été conduits par les policiers vers leurs locaux situés dans la gare.

Ils n'étaient pas menottés et l'un des jeunes a alors pris la fuite et rejoint le rez-de-chaussée de la gare. Il a enjambé une traverse de quatre mètres, est monté sur la toit d'une motrice de l'Eurostar, alors que des agents de la SNCF et des passants tentaient de l'en dissuader. Une forte détonation a retenti après qu'il eut heurté une caténaire de 25.000 volts.

"Trois policiers escortaient" ces deux mineurs. Ils ne les ont pas menottés et ont jugé "à juste titre qu'ils étaient en danger car fugueurs", a insisté M. Gardère pour qui "le travail de police a été bien fait".

Depuis le début de l'année, 2.114 mineurs ont été interpellés de la sorte dans la capitale sans incident notable, a-t-il rappelé.

Deux heures après l'accident, 17 voitures prenaient feu à Sevran sans qu'une relation entre les deux affaires ait pu être établie pour le moment. La police penche à ce sujet pour une affaire de droit commun. Faire "un lien" entre le drame de la Gare du Nord et les incendies de véhicules dans une cité de Sevran "est prématuré", a assuré M. Gardère.

Selon une source préfectorale, l'incendie est parti de deux foyers avant de de se propager à d'autres voitures, en raison d'un véhicule fonctionnant au GPL.

"Aucun élément ne permet d'établir que les deux événements sont liés", a insisté cette source en assurant qu'il n'y a pas eu d'incidents ou de violences autour de ces incendies survenus dans la cité Haute et la cité Basse à Sevran.

Sevran jouxte Tremblay-en-France. Ces deux localités sont le théâtre de violences urbaines depuis plusieurs semaines, notamment le caillassage d'autobus. Interrogé sur de "possibles répercussions" à Sevran à la suite du drame de la Gare du Nord, M. Gardère a déclaré: "On peut penser qu'il ne se passera rien".

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Re: bavures policières et dérives sécuritaires

Message par Pov le 04 Mai 2010, 11:59

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